L'abbaye cathédrale

qui est SAINT Papoul ?

Papoul est le saint patron du monastère. La tradition catholique associe son culte à celui de saint Saturnin, évangélisateur et premier évêque de Toulouse (IIIème s.). Elle en fait le fils d’un des princes de la ville d’Antioche et le disciple du futur saint Pierre. Ce dernier l’envoie en Gaule en mission évangélique avec Saturnin. Après plusieurs étapes, ils sont emprisonnés à Carcassonne par le juge Rufinus. Après l’intervention d’un ange dans leur libération, ils se dirigent vers Toulouse. Lorsque Saturnin s’en va évangéliser « l’Espagne », Papoul fait de même dans la ville rose et sa région. Arrêté par les appariteurs du « Sénat du Capitole toulousain », il subit le martyre : “Lorsqu’il vit le glaive des appariteurs, Papoul appuya ses mains et ses genoux sur une pierre qui se trouvait au-devant de lui, et à l’instant, les traces de ses mains et de ses genoux s’y imprimèrent d’une manière sensible. Quand sa tête eut été tranchée, il jaillit une source d’eau vive, à l’endroit où, après sa décollation, le saint martyr, portant cette tête dans ses mains, parvint, sous la conduite de Dieu et avec l’aide de ses anges, pour y déposer son fardeau. »

LES ORIGINES

La communauté bénédictine de Saint-Papoul aurait été fondée au VIIIème siècle dans le contexte de la reconquête de la Septimanie par Pépin Ier et son fils Charlemagne. A la mort de celui-ci, l’abbaye aurait fait partie en 819 (première mention textuelle) des monastères bénédictins du sud de la Gaule protégés par l’Empereur, lui devant un service de prières pour son âme et la stabilité de l’Empire.

Age d'or

A partir de la seconde moitié du XIème siècle, l’abbaye connaît une période prospère grâce à son abbé Raymond. Ce dernier est connu jusqu’à Rome pour son rôle dans la réforme grégorienne. Sous son abbatiat, il accueille le moine Bérenger : modèle de vertus, des miracles se seraient accomplis de son vivant, puis sur sa tombe. L’abbé Raymond promeut alors son culte, tout comme celui de Papoul : c’est le début d’un pèlerinage.
 

Au cours du XIIème siècle, la communauté semble s’être enrichie puisqu’elle fait construire l’église abbatiale. Vers les années 1170-80, l’abbé commande le décor du chevet au prestigieux atelier du Maître de Cabestany. Daniel, prophète de l’ancien testament, y symbolise le représentant de “la vraie religion” dans un Lauragais où l’hérésie cathare se développe.
 

 

Les abbés du XIIIème siècle œuvrent pour le développement de l’abbaye. Ils sont en lien avec une des puissantes familles hérétiques de la Montagne Noire : les Roquefort. Avec leurs accords, ils acquièrent des droits sur la seigneurie de Villespy en 1209. Puis, en 1233, c’est au tour de Jourdain de Roquefort de leur vendre la seigneurie de Saint-Marcel (actuel village de Saint-Papoul). Ce dernier se fera d’ailleurs inhumé in claustrum.

Malgré ses liens, les moines sont impliqués dans la lutte contre le catharisme. Ils participent à la réconciliation des hérétiques et en 1241, l’abbé fait prisonnier le diacre cathare de Labécède, Guillaume Vital. Au cours d’une nuit d’été, un commando d’une cinquantaine de cathares des villages voisins essaie, sans succès, de le délivrer.

De 1255 à 1270, les abbés développent le village en concédant des privilèges aux habitants, en fixant les coutumes et en octroyant un consulat. Saint-Marcel devient alors Saint-Papoul.

 
En 1317, le pape Jean XXII crée le nouvel archevêché de Toulouse et quatre évêchés suffragants : Montauban, Rieux, Lombez et Saint-Papoul. Il donne à ces quatre localités le titre de cité épiscopale. L’abbé devient évêque et les moines deviennent des chanoines. De 1317 à 1790, trente-quatre évêques se succèdent sur le siège épiscopal (sept deviendront Cardinaux).
 

Age d'or

A partir de la seconde moitié du XIème siècle, l’abbaye connaît une période prospère grâce à son abbé Raymond. Ce dernier est connu jusqu’à Rome pour son rôle dans la réforme grégorienne. Sous son abbatiat, il accueille le moine Bérenger : modèle de vertus, des miracles se seraient accomplis de son vivant, puis sur sa tombe. L’abbé Raymond promeut alors son culte, tout comme celui de Papoul : c’est le début d’un pèlerinage.

Au cours du XIIème siècle, la communauté semble s’être enrichie puisqu’elle fait construire l’église abbatiale. Vers les années 1170-80, l’abbé commande le décor du chevet au prestigieux atelier du Maître de Cabestany. Daniel, prophète de l’ancien testament, y symbolise le représentant de la véritable religion dans un Lauragais où l’hérésie cathare se développe.

Les abbés du XIIIème siècle œuvrent pour le développement de l’abbaye. Ils sont en lien avec une des puissantes famille hérétique de la Montagne Noire : les Roquefort. Avec leurs accords, ils acquièrent des droits sur la seigneurie de Villespy en 1209. Puis, en 1233, c’est au tour de Jourdain de Roquefort de leur vendre la seigneurie de Saint-Marcel (actuel village de Saint-Papoul). Ce dernier se fera d’ailleurs inhumé in claustrum.

Malgré ses liens, les moines sont impliqués dans la lutte contre le catharisme et participent à la réconciliation des hérétiques. En 1241, l’abbé fait même prisonnier le diacre cathare de Labécède, Guillaume Vital. Au cours d’une nuit d’été, un commando d’une cinquantaine de cathares des villages voisins essaie, sans succès, de le délivrer.

De 1255 à 1270, les abbés développent le village en concédant des privilèges aux habitants, en fixant les coutumes et en octroyant un consulat. Saint-Marcel devient alors Saint-Papoul.

En 1317, le pape Jean XXII crée le nouvel archevêché de Toulouse et quatre évêchés suffragants : Montauban, Rieux, Lombez et Saint-Papoul. Il donne à ces quatre localités le titre de cité épiscopale. L’abbé devient évêque et les moines deviennent des chanoines. De 1317 à 1790, trente-quatre évêques se succèdent sur le siège épiscopal (sept deviendront Cardinaux)

DECLIN

L’abbaye connaît des temps troubles pendant la guerre de Cent Ans. Après une période de disette, l’épidémie de Peste touche le Lauragais en 1348. Le Prince Noir pénètre dans le diocèse en 1355 et brûle les villes sur son passage. Saint-Papoul est épargné mais pas la résidence d’été des évêques : le château de Villespy, construit par Mgr de Cardaillac (évêque de 1328 à 1348). Entre chaque trêve, les compagnies de routiers, quand elles ne sont plus employées à faire la guerre, rançonnent les villes et pillent les villages. L’abbaye connaît ce sort en 1361. Chaque communauté se replie sur soi pour assurer sa défense. Les églises se fortifient pour assurer un abri d’urgence. Les villageois montent la garde sur les remparts reconstruits à la hâte. A Saint-Papoul, cela n’a pas suffit puisque la faction des Bourguignons, ralliée aux anglais, pille à nouveau l’abbaye en 1412. Le tremblement de terre du 2 février 1426 fait des dégâts et des morts jusqu’en Catalogne. L’évêque Pierre Soybert (1426-1431) tente de réformer la vie religieuse, revalorise le culte de Papoul et restaure l’ensemble des bâtiments de l’abbaye, y compris le palais épiscopal, en ruine.

Au XVIème siècle, la religion protestante se diffuse en Lauragais. C’est l’époque des évêques italiens dont la nomination est influencée par la régente Catherine de Médicis, comtesse du Lauragais. La peste, favorisée par la misère et les désordres des conflits, revient dans le Lauragais, de 1558 à 1565. En 1575, le château de Villespy est pillé et brûlé par les huguenots. En 1595, le 15 juin, dirigés par le capitaine Portal de Rous, ils pillent et saccagent la cité de Saint-Papoul, l’abbaye et le palais. Les religieux doivent l’abandonner peu de temps après. La période des Guerres de Religion a mis à mal le trésor de l’abbaye et les revenus ne permettent plus l’entretien des bâtiments qui tombent en ruines. Evêques et chapitre se renvoient la responsabilité d’entretenir l’église et les bâtiments conventuels.

reconstruction

Le temps des prélats français à partir du début du XVIIe siècle ouvre une nouvelle période de réforme de l’évêché et de sa vie religieuse (ralliement à la congrégation des bénédictins noirs réformés, nouveaux statuts du chapitre,..). Ils jouent également un grand rôle politique et économique puisque trois évêques sont impliqués dans l’histoire de la création du Canal du Midi. Mgr Jean de Montpézat de Carbon (évêque de 1657-1664) est présent lors de la visite du modèle réduit du Canal et de son alimentation au château de Bonrepos. Mgr Joseph de Montpézat de Carbon (1665-1674), correspond avec Colbert et s’engage à convaincre les députés des Etats du Languedoc pour un soutien financier au projet. Il participe à la cérémonie de la pose de la première pierre du bassin Saint-Ferréol, inaugure la Rigole de la Plaine et est impliqué dans la création du port de Castelnaudary. Mgr François Barthélémy de Gramont de Lanta (1677-1716), oncle du gendre de Riquet, participe à l’inauguration du Canal lors d’une grande cérémonie de bénédiction au port de Castelnaudary le 18 mai 1681.

De grands travaux sont entrepris aux XVIIe et XVIIIe siècles, en particulier par Mgr François Barthélémy de Gramont de Lanta (1677-1716) et Mgr Bertrand de Langle (1739-1774). L’évêché retrouve son faste.

L’époque révolutionnaire change la donne. Le dernier évêque Mgr de Maillé de la Tour-Landry (1784-1801) s’enfuit pour Paris, l’église-cathédrale devient église-paroissiale et son cloître est saccagé par la mise en vente des éléments en marbre. Le diocèse est supprimé en 1801. Il faut attendre le classement au titre des Monuments Historiques de l’église en 1840 pour que la Commune, propriétaire, débute les restaurations.

Naissance de la notion de « monument historique »

En octobre 1830, le ministre de l’Intérieur François Guizot crée le poste d’Inspecteur général des monuments historiques, puis en 1837 la Commission des monuments historiques. En 1840, elle publie sa première liste qui compte 1082 monuments historiques ; l’église de Saint-Papoul y est inscrite.

Après le classement de l’église (1840) puis du cloître (1842), les restaurations débutent et ne cesseront plus. Les travaux sont financés par la DRAC, la Région Occitanie, le Conseil Départemental de l’Aude et la commune de Saint-Papoul (20% min.). 

La mise en tourisme de l'abbaye

Dans les années 1970, l’abbé de Fontanges et un groupe de bénévoles, animés par la volonté de faire connaître leur patrimoine saintpapoulais, proposent des visites guidées de l’abbaye. En 1997, une société d’économie mixte, Aude Aménagement, prend le relais. Depuis 1999, le site est géré par la commune de Saint-Papoul et intègre le programme départemental de développement territorial Pays Cathare. Aujourd’hui, ce programme concerne 22 sites. L’abbaye-cathédrale accueille plus de 10 000 visiteurs par an.

Restaurations
 

 

Les associations qui gravitent autour de l'abbaye-cathédrale

Conserver le patrimoine

L’association « Les Amis de Saint-Papoul » est fondée en 1978 à l’initiative de l’abbé Philippe de Fontanges. Elle a pour but de faire connaître l’histoire locale, l’ensemble abbatial ainsi que tout autre patrimoine se trouvant sur la commune. Elle participe également à sa sauvegarde, de toutes les manières utiles et possibles. Elle édite enfin un bulletin d’information annuel. Le président est Gérard Busignies.

Faire vivre le patrimoine

Arts en Patrimoine est une association culturelle fondée en 1997. Elle œuvre pour le développement de la Culture en milieu rural. Sa mission est de favoriser l’accès pour tous à la culture et de contribuer au développement du tourisme local en s’appuyant sur notre richesse patrimoniale.

Elle propose une programmation culturelle riche et variée (concert classique, polyphonies, exposition de peintures, de photos, festival Rires & Patrimoine autour du spectacle de rue, ateliers au jardin, balade botanique,…) autour de l’abbaye-cathédrale où le public local se mêle aux visiteurs de passage. La présidente est Renée Cassan.

Retrouvez les animations dans notre agenda.

Nos partenaires

Adresse : Abbaye de Saint Papoul 5 place Monseigneur de Langle

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